Nettoyer les écuries d’Augias

25 juin 02:04 2018 Imprimer cet Article

Nettoyer les écuries d’Augias

Le blanchiment d’argent consiste à masquer l’origine illégale des capitaux générés par une activité criminelle. Objectif,  donner  un aspect légale à une action illégale via un investissement honorable. Pour cela les fraudeurs tentent de réinjecter dans l’économie légale des fonds qui ont été obtenus illégalement.

C’est un vent mauvais qui balaie la planète. Sur tous les continents, on le sent souffler,  à des degrés divers, avec des intensités variables. Il y en pour tout le monde.

L’Affaire des 701 kg de cocaïne, en fait partie,  elle  vient de secouer notre pays durant le mois sacré, elle a mis à nu les dérives d’un certain affairisme véreux, incarné par Kamel «le boucher ». Kamel Chikhi (de son vrai nom),   qui  est accusé d’être le propriétaire des 701 kg de cocaïne saisi à Oran grâce à la vigilance des forces de l’Armée national populaire(ANP), est aussi le propriétaire d’un groupe mastodonte de l’immobilier. Investir dans l’immobilier est le meilleur moyen de blanchir son argent,  le boucher et ses mentors savent très bien que l’immobilier est la meilleure marque de lessiveuse.

Les propriétaires de sociétés immobilières ne pensent jamais être ceux qui seront écroués. Avec leurs relations « haut placé », ils sont convaincus que cela ne les concerne pas et que seuls d’autres acteurs économiques le sont. Le retour à la réalité est brutal pour le boucher qui est placé en détention.

L’Algérie, n’est pas une République bananière, c’est un pays stable avec des institutions solides, légitimes et crédibles, elle a aujourd’hui,  une occasion inouïe de nettoyer les écuries d’Augias. L’affaire de la cocaïne peut-être un mal pour un bien, qui doit sonner le glas au mélange des genres, à l’insupportable promiscuité entre l’affairisme véreux et la politique. Cette grave affaire, doit sonner le glas aussi  aux responsables qui ont trahi la confiance du président de la République et du peuple algérien, car, le président Abdelaziz Bouteflika, qui a toujours déclaré la guerre à la corruption et aux pratiques immorales,  a tracé à tout le monde la ligne rouge à ne pas franchir : l’Algérie.

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