L’urgence de communiquer autrement

09 octobre 02:44 2017 Imprimer cet Article

L’urgence de communiquer autrement

Dans le contexte d’une mondialisation toujours porteuse d’incertitudes économiques et géopolitiques majeurs ,dans un monde bouleversé par une succession de crises ,un monde, en proie au doute ,la communication devient incontournable car communiquer, c’est agir, et, agir c’est aussi  communiquer .

Aujourd’hui,  il s’agit de réussir sa communication institutionnelle qui est un exercice complexe pour un pays comme l’Algérie, d’ailleurs cette problématique a été soulevée au plus haut niveau de l’Etat ,il y a unanimité au niveau du sérail sur la faiblesse de notre communication institutionnelle.

Ce n’est pas à coup d’irruptions médiatiques souvent calibrées, qu’on change des images qui,  souvent sont peu reluisantes, c’est plutôt,  avec  une véritable stratégie de communication pertinente qu’on peut  sortir enfin des sentiers battus.

A l’instar de nombreux pays, l’Algérie, évolue dans un environnement crisogène, et le manque de communication à tous les niveaux aura des répercussions négatives et, dans le délicat et oh combien important exercice de la communication, tout est question de stratégie et d’équilibre ,savoir trouver le bon dosage .

Les gouvernants, doivent intégrer le facteur temps dans leurs logiciel car en communication, le sésame le plus précieux  est le temps ,réagir, vingt- quatre heures ou plus après un événement qui a fait le tour de la planète n’a plus aucun sens, le puissant marketing de la rumeur et autres réseaux sociaux  sont déjà passés par là, que les uns et les autres comprennent une bonne fois pour toute qu’en communication ,c’est, comme à la guerre celui qui tire le premier atteint son objectif.

Quand on perd la bataille de la communication, on s’aliène une bonne partie de l’opinion ,dans le monde moderne, l’hypérvisibilité, est devenue une nécessité absolue, une façon de maintenir le lien avec une opinion qui est à la fois relativement détachée de la vie politique et en même temps plus exigeante envers ses gouvernants , chose qu’a bien assimilé notre ANP, qui aujourd’hui communique utile et juste, oui, la grande muette est l’institution qui a  parfaitement saisi les enjeux d’une visibilité permanente.

Aujourd’hui, exister, médiatiquement  pour une institution ou un homme politique, c’est d’abord surfer en permanence sur l’événement et l’actualité ,savoir utilisé cette actualité pour dialoguer avec les Algériens ,montrer qu’on est sensibles à leurs émotions et, qu’on les partagen,t  et sur ce plan encore une fois, l'Armée nationale populaire (ANP), est bien en avance sur les autres institutions.

Aujourd’hui,  il y a une volonté politique de changer la donne il y a une forte envie au niveau des gouvernants de remettre la communication à sa véritable place espérant, que cette envie de communiquer ne retombe pas aussi vite qu’elle est montée.

Pendant longtemps, on a confondu communication et pédagogie, on  a trop fait  dans la pédagogie au détriment de  la communication.il est temps de se mettre au diapason et pour se faire il est primordial de redéfinir les attributs des communicants qui officient aux niveaux des différentes institutions notamment les plus importantes.

Une communication politique adaptée, est possible  et, elle à notre portée pour peu qu’on sorte de cette improvisation qui impact négativement notre communication. Communiquer de façon à être entendu et compris n’est pas inné, c’est une qualité qui se perfectionne, pour être entendu, il faut marquer les esprits et ainsi rendre une ligne politique limpide le poids des mots est important pour éviter les mots qui claquent comme une insulte.

Aujourd’hui,  à l’ère des technologies de l’information et de la communication, une information fait le tour de la planète en une minute à travers une diffusion sur  les réseaux sociaux et les médias électroniques.

La technologie, a brisé l’isolement, elle abat les frontières ainsi, internet est un prodigieux outil de diffusion de l’information au même titre que les médias traditionnels, car médias et politiques professent souvent une même certitude ,on vit l’ère de la pipolisation de la politique, où les états d’âme du dirigeant deviennent non seulement une matière première, pour la presse, mais également un fait politique en tant que tel .

Il est grand temps de comprendre que la limite entre la communication et la politique est très étroite parfois même inexistante, lorsque, un politique communique, il pose un acte politique qui, en même temps est un acte de communication.

Communiquer, c’est aussi une façon de faire briller son aura, de travailler son charisme, car il en faut pour s’imposer devant un public qui n’a pas toujours envie de vous écouter et de vous voir.

Le pays doit relever bien des défis, et il a besoin de blinder son image de renforcer son aura  afin de consolider ce qu’il faut consolider comme acquis et, surtout impulser, une nouvelle dimension et ceci n’est possible qu’on repensant une communication institutionnelle souvent chaotique, car le manque de communication, a eu des impacts négatifs ,pourquoi cette communication a souvent était défaillante ? Par manque de temps ?De volonté ? Peur des couacs ?

En réalité, il y a eu toujours cette méfiance envers la communication, avec cette hantise permanente,  des couacs, et des bourdes, car prendre la parole est courageux ,il est souvent plus facile de se taire .

Les temps ont changé, il faut sortir de cette logique, et le plus vite serait le mieux, pour affronter un monde dans lequel il n’y a pas un jour sans crise ,pas un jour sans alerte, car, lorsqu’il y a le silence des mots se réveille la violence des maux.

 

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