Abdelmadjid Tebboune: parlons-en !

12 juillet 04:00 2017 Imprimer cet Article

Abdelmadjid Tebboune: parlons-en !

Alphonse  Allais disait bien : « Une fois qu’on a dépassé les bornes, il n’y a plus de limites ». Jusqu’à la l’air du temps est en effet à la transgression des règles. Certaines pratiques donnent l’impression que notre République est prête à composer avec ses propres principes. Pourquoi se gêner, d’ailleurs tant l’idée que les forces de l’argent sont « autorisées » à empiéter sur le domaine public. Les signes de cette nouvelle indécence aux allures de haute trahison sont multiples. Il a eu une atteinte réelle au prestige de la nation.

En prenant ses marques au palais du gouvernement, Abdelmadjid Tebboune,  n’a  pas découvert  que des choses agréables ! La sentence est tombée : des hommes d’affaires étaient sur le point de devenir des décideurs politiques par la grâce d’un  gouvernement qui a fait preuve de malveillance, dans l’application du programme et des instructions du président de la République. Tout le monde sait que les forces de l’argent qui entretenaient des relations très étroites avec cette institution régalienne qu’est le premier ministère, n’ont, en revanche, jamais eu un quelconque  lien ni de près ni de loin avec la palais d’El Mouradia.

Le premier ministre, fraîchement installé, s’est vraisemblablement inspiré de la philosophie des Grecs, qui s’est attaché à éclairer les relations entre passion pour l’argent et exercice du pouvoir, en déclarant devant les députés que : « Nous n’allons jamais nous confronter aux hommes d’affaires car les limites entre le pouvoir politique et le pouvoir de l’argent sont claires »

La collusion entre politique et argent s’est invité dans le choix des électeurs lors des dernières législatives, les électeurs ont plébiscité le parti de l’abstention. La rupture de confiance entre les citoyens et la classe politique, a été accélérée par la monétarisation de la vie politique.

La crise financière a eu raison de l’implication dans le gouvernement sortant d’hommes d’affaires partisans d’une libéralisation économique  sauvage mais aussi en prise à des conflits d’intérêts.

L’une des conséquences, de la désignation, à la tête du gouvernement de  Abdelmadjid Tebboune, homme intègre, bosseur, qui n’appartient pas à des lobbies, est la coupure immédiate entre le pouvoir politique et les milieux prédateurs.

Abdelmadjid Tebboune, s’est forgé une stature de grand commis, qui ne plaisante ni avec les deniers de l’Etat ni avec la morale. C’est un homme austère, au comportement en tous points exemplaire, loin des profiteurs du système, et qui connais les vrais problèmes de l’Algérie. Le premier ministre,  est déterminé à supprimer ce couloir « vert » qu’avaient certains hommes d’affaires au palais du gouvernement pour consolider leurs empires à coup de crédits publics bon marché et d’appels d’offres de complaisance. Ces dernières années le Palais de la rue du Dr Saâdane, a connu trop de « petits arrangements » avec les copains « hommes d’affaires », qui ont percuté de plein fouet l’image de l’Etat. Les dégâts politiques sont là.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika,  qui a fait de sa vie un combat pour le bien du peuple algérien, ne tolérera  jamais sous son règne, que la vie politique soit construite sous l’influence plus ou moins occulte de ces forces de l’argent. C’est pour cette raison que, le président Bouteflika, exige de son premier ministre, qu’il incarne un changement complet de braquet. Un premier ministre,  qui est derrière son président avec le projet qu’il porte pour l’Algérie. L’engagement de Tebboune auprès du président Bouteflika,  et, qui  ne date pas d’aujourd’hui, est le parfait exemple de la loyauté. Contrairement à certaines allégations mensongères, Abdelmadjid Tebboune n’a pas d’ambition pour la suite. Il y a une parfaite symbiose entre le chef de l’Etat et son premier ministre.

Le chef de l’exécutif, Abdelmadjid Tebboune, a assuré avec vigueur, son intention de lutter contre la trop grande influence des forces de l’argent dans le monde politique.

En ouvrant la boite de pandore, le premier ministre a mis au jour  une myriade d’incessantes affaires de conflits d’intérêts au sujet de responsables et patrons et qui jettent des doutes sur l’impartialité des décisions prises.

Il est attendu du nouveau locataire du palais du gouvernement de casser ce système redoutablement efficace mis en place ces toutes dernières années. Il s’agit pour Abdelmadjid Tebboune, de pulvérisé ce trajet à deux sens dans un jeu de « revolving doors », des portes tournantes entre hommes d’affaires et D’importants hauts responsables.

 

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