Les marches populaires en Algérie, un phénomène démocratique ordinaire et pas inquiétant

Les marches populaires en Algérie, un phénomène démocratique ordinaire et pas inquiétant
10 mars 01:01 2019 Imprimer cet Article

Un expert de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) a qualifié la situation en Algérie, caractérisée par l’organisation de marches populaires pacifiques, de «phénomène démocratique ordinaire, et pas inquiétant», estimant qu’elle ne peut être assimilée aux mouvements ayant marqué certains pays arabes entre 2011 et 2013.

Lors d’une rencontre avec plusieurs représentants de médias algériens, en visite au siège de l’OTAN à Bruxelles, le même expert a indiqué que la «situation en Algérie, caractérisée actuellement par des marches pacifiques organisées à la veille de la présidentielle, est un phénomène démocratique ordinaire et pas inquiétant»,  survenu également dans plusieurs pays européens et méditerranéens, dont l’Italie. A ce propos, il a expliqué que «la situation n’est pas alarmante, d’autant que l’Algérie a des institutions et un régime démocratique permettant au peuple de choisir ses dirigeants via les urnes».  Voilà pourquoi, a-t-il dit, la conjoncture actuelle en Algérie ne peut être comparée à celle ayant marqué certains pays arabes entre 2011 et 2013, ni au mouvement populaire ayant mené à la destitution du président libyen, Mouammar Kadhafi. Les informations communiquées à l’Organisation sur l’Algérie «témoignent du caractère pacifique des manifestations, mais aussi de l’absence de violence, de victimes ou de dépassements, informations étayées par les rapports de médias nationaux et étrangers»,  a-t-il précisé. «L’Algérie est capable de gérer les défis auxquels elle est confrontée», a-t-il soutenu, soulignant l’impératif «pour l’Etat algérien, de préserver sa stabilité, eu égard aux retombées de cette dernière sur les pays membres de l’OTAN». Selon le même expert, l’Algérie est un «pays actif» en matière de dialogue politique et de coopération militaire avec l’OTAN, citant, dans ce sens, les différents exercices militaires conjoints entre l’Armée nationale populaire et l’OTAN dans différentes disciplines. Par ailleurs, il a salué le rôle de l’Algérie dans la formation de «plusieurs missions africaines en matière de lutte antiterroriste (lutte contre des groupes terroristes ou le cyber-terrorisme)».
L’expert a qualifié l’intervention de l’OTAN en Libye «d’erreur aux retombées inattendues», ajoutant que l’ensemble de la communauté internationale est responsable de cette erreur, dont la Ligue arabe et l’ONU qui avait promulgué une résolution prônant l’intervention militaire pour mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi». L’Otan a été sollicitée par le chef du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez al-Sarraj, pour développer l’armée libyenne et mettre en place un service de renseignement, a-t-il rappelé. Saluant les efforts consentis par l’Algérie en matière de lutte contre la migration clandestine, le même responsable a indiqué que «ce dossier ne figure pas parmi les priorités de l’Otan», qui se contente de «prodiguer les capacités de défense aux Alliés et aux partenaires, face aux dangers, notamment ceux liés à la migration clandestine».Les institutions sécuritaires algériennes «sont devenues plus ouvertes sur les sciences, les universités et les recherches scientifiques dans divers domaines»,  a-t-il affirmé, soulignant que l’Algérie «veille à l’établissement d’une coopération et à la vulgarisation de ce programme dans tous les pays du continent africain et non pas dans certains pays seulement».  Un autre expert de l’Otan spécialisé dans la lutte anti-terroriste a dit que la stratégie de l’Organisation en la matière est basée sur trois principes, à savoir «le renforcement des efforts des pays de l’alliance en matière de lutte anti-terroriste sur leurs sols, la définition des menaces auxquelles font face ces pays et l’adhésion au processus mondial de lutte contre ce phénomène».

Dans ce contexte, il a précisé que «l’Algérie a démontré, aux pays membres, y compris les Etats-Unis, son expérience en matière de lutte anti-terroriste, à travers l’adoption d’un dialogue politique multidimensionnel pour la résolution de plusieurs crises ayant pu se développer en champs d’affrontements entre les armées de pays en manque d’expérience et d’équipements…».

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