Grâce à des procédés innovants, les boues d’épuration deviennent des engrais pour l’agriculture

Grâce à des procédés innovants, les boues d’épuration deviennent des engrais pour l’agriculture
13 février 13:28 2019 Imprimer cet Article

La valorisation des boues d’épuration des eaux usées pour les besoins de l’agriculture dans le pays nécessite une réglementation adaptée, a indiqué mardi, Nora Frioui directrice de l’assainissement et de la protection de l’environnement au ministère des Ressources en eau.

La responsable du ministère des Ressources en eau a déclaré que « ces boues sont actuellement utilisées et elles sont offertes ».

« Il est nécessaire pour une plus ample utilisation d’instaurer une réglementation adapté », a encore ajouté  cette responsable à l’APS, notant que ces boues utilisées « dont le coût est important à la production, sont offertes gratuitement aux agriculteurs à l’instar des eaux épurées ».

« Aujourd’hui nous avons une norme qui nous permet de valoriser les eaux épurées dans l’agriculture, mais il est actuellement non possible d’en tirer profit vu que cette eau est considérée comme déchet », explique, Nora Frioui.

Mme Frioui, préconise que ces boues soient « vendues à des investisseurs privés », car des sommes financières importantes sont « investis dans le traitement des eaux usées et l’extraction des boues et les rendre utilisables dans les cultures agricoles ».Le département de Hocine Necib ambitionne une « réutilisation intégrale des eaux usées épurées et des boues produites dans le pays à l’horizon 2030, pour le bien de l’agriculture et de la nature », a-t-elle souligné.

Et d’ajouter : « actuellement 60 millions de m3 d’eaux usées épurées sont utilisées en agriculture en irrigant 12 000 hectares de cultures », ce qui équivaut à 10% de la capacité installée et environ 20% des eaux effectivement épurées, ce qui « reste peu ».

Concernant les boues, « nous produisons actuellement à peu près 350 tonnes de matière sèches dans les différentes stations d’épuration, et le nombre est en évolution, et d’ici peu il serait possible d’y intégrer divers agrégats, différencier les produits et en faire une véritable industrie », a-t-elle noté.

Cette industrie a donné ses résultats ailleurs dans le monde, et même au niveau national elle donne déjà des résultats puisque certains agriculteurs viennent la récupérer, a fait savoir Mme Frioui en ajoutant que « nous la donnons seulement pour des cultures arboricoles ».

Zahir.A

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