Le nouveau visage de l’agriculture algérienne

Le nouveau visage de l’agriculture algérienne
23 novembre 19:40 2018 Imprimer cet Article

 

 

L’Algérie « se rapproche un peu plus de son objectif d’autosuffisance alimentaire »et pourrait, selon des prévisions officielles, mettre un terme à l’importation de produits agricoles d’ici trois ans, a indiqué un rapport du très sérieux Oxford Business Group (OBG) consacré à l’agriculture algérienne.

L’Algérie a enregistré une production céréalière record au cours de la campagne agricole 2017/2018, récoltant 6,1 millions de tonnes de céréales entre juillet 2017 et juin 2018, soit une augmentation de 74% par rapport aux 3,5 millions de tonnes récoltées au cours de la saison précédente, a rappelé l’OBG  citant l’annonce faite  par le ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et de le Pêche, Abdelkader Bouazghi. Un ministre exemplaire qui n’est pas étranger aux bonnes et exceptionnelles  « performances » de l’agriculture algérienne.

Cette forte production a permis à l’Algérie d’atteindre, avant l’heure, l’objectif de produire 5,3 millions de tonnes de céréales par an avant 2022, a indiqué la même source, ajoutant que les récoltes de légumes ont également été abondantes, note le rapport.

La production nationale de pois chiches a atteint 34.000 tonnes pendant la saison 2017/2018, contre 12.300 tonnes en 2001, tandis que la production annuelle de lentilles est passée de 458 tonnes à 30.000 tonnes au cours de la même période.

En janvier 2018, l’éminent Abdelkader Bouazghi a déclaré que l’Algérie est alors en mesure de répondre à environ 70% de la demande alimentaire nationale.

Le ministre a ajouté qu’un maintien de ce niveau permettrait au pays de mettre fin à l’importation de produits agricole dans les trois ans. Incontestablement, l’agriculture algérienne est l’une des « grandes satisfactions » de l’Algérie.

La hausse de la production coïncide également avec une importante augmentation des recettes d’exportations des produits agricoles, souligne OBG qui fait référence à Ali Bey Nasri, le président de l’Association Nationale des Exportateurs Algériens, qui avait déclaré que la valeur des exportations agricoles avait grimpé de 50% en glissement annuel au cours des premiers mois de 2018. Selon ses prévisions, les recettes d’exportations atteindraient de 75 à 80 millions de dollars à la fin de l’année 2018, contre 57 millions de dollars en 2017. Le secteur agricole contribuait à quelque 13% du PIB, employant 10,8% de la population active. Dans le cadre du Nouveau Modèle de Croissance publié mi-2016 par le gouvernement, les autorités visent une croissance annuelle moyenne de 6,5% pour le secteur entre 2020 et 2030. Les bons résultats affichés par la récolte céréalière l’an dernier ont en partie également été attribués aux efforts déployés par le gouvernement pour porter la surface cultivée à 3,4 millions d’hectares, ce qui a contribué à accroître la productivité et à faire passer la production de 1,5 million de tonnes en 2016/2017 à 1,9 million de tonnes, un record !

Zahir.A

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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