Comment gagner la bataille de l’opinion publique à l’ère des réseaux sociaux ?

Comment gagner la bataille de l’opinion publique à l’ère des réseaux sociaux ?
30 octobre 13:59 2018 Imprimer cet Article

Sur le plan de la communication politique, les principales formations politiques  ont décidément du mal à sortir des sentiers battus. Les méthodes de communication des partis politiques sont restées figées et demeurent encore traditionnelles. Ces partis n’ont pas su tirer profit des énormes atouts offerts par les nouvelles technologies de communication, particulièrement les réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux qui ont surclassé la presse et les médias, sont en train de dépasser  des partis politiques en perte de vitesse, qui n’ont pas pu accompagner l’évolution de la population, surtout les jeunes.

Aujourd’hui, le constat est sans appel : les nouvelles stratégies de communication et les réseaux sociaux ont changé les règles du jeu politique et diplomatique, le monde assiste à un déplacement du cœur du pouvoir.

Les politiques sont condamnés à se « mettre » à niveau, et à se mettre à l’évidence que le haut de la pyramide tout puissant n’existe plus, les leaders politiques ne peuvent plus faire sans l’opinion publique. Les médias sociaux deviennent de plus en plus incontournables pour un homme politique qui veut asseoir son pouvoir.

Les uns et les autres diront qu’il y a un « côté négatif » dans ses réseaux sociaux : ça propage des « mauvaises ondes », ce qui est loin d’être une contre-vérité. En revanche, l’avantage extraordinaire des réseaux sociaux, c’est que le peuple a la « parole » et il n’y a plus de l’information descendante, c’est de l’information qui est partagée.

Les réseaux sociaux font de chacun de nous un média. Et donc on a 10, 20, 500, 10000 amis sur Facebook, Twitter ou ailleurs, on devient un « influenceur ». Ainsi, la responsabilité de celui qui partage une information est engagée, car elle sera propagée et partagée.

Les réseaux sociaux contribuent hélas,  à construire des contre-vérités, c’est le cas des « Fake news », qui favorisent l’émergence d’une espèce de démocratie d’opinion qu’il est possible de manipuler.  Et ceux qui savent manipuler l’opinion, influencer voir mobiliser la population, peuvent renverser des montagnes et plier à leur guise les gouvernances. Aucun pays n’est à l’abri !

Le monde s’interroge sur cette nouvelle guerre qui est en cours un peu partout, celle de l’opinion publique. Qui détient aujourd’hui le pouvoir de changer les choses ? Les médias, les réseaux sociaux,  les politiques ou la société civile ?

Kamel Sidi Said

Consultant en stratégie de communication

Membre du Think Tank Care

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