Facebook reste le premier pourvoyeur de lecteurs

Facebook reste le premier pourvoyeur de lecteurs
08 octobre 12:37 2018 Imprimer cet Article

« Nous allons réaliser un changement majeur sur la façon dont nous construisons Facebook ». Il a suffi de cette phrase, publiée le 19 janvier par Mark Zuckerberg sur sa page , pour déclencher un vent de panique parmi les médias. Dans son message, le fondateur de la firme de Palo Alto (Californie) annonce alors que le fils d’actualité de Facebook, la page d’accueil où défilent les contenus proposés aux utilisateurs fera désormais apparaître en priorité les publications des « amis », plutôt que celles des entreprises et des sites d’actualité.

Selon Zuckerberg, ce changement est devenu urgent. Autant dire que le coup est rude pour les médias. Frappés par la chute des ventes, ils avaient trouvé dans les deux milliards d’utilisateurs de Facebook un vivier de lecteurs potentiels, l’objectif étant de les attirer sur leur site, et de monétiser cette audience grâce à la publicité ou aux abonnements. Une stratégie motivée par les nouvelles habitudes des lecteurs : d’après un rapport de l’Institut Reuters Oxford paru en juin, 41% des  lecteurs s’informent par le biais de Facebook.

Près de neuf mois après cette redistribution des cartes, l’affolement des éditeurs de presse était-il-justifié ? Les conclusions d’une étude de l’Institut Reuters publiés jeudi 27 septembre vont plutôt dans ce sens. Les chercheurs de l’université d’Oxford se sont penchés sur le trafic des pages Facebook de douze médias européens (France, Finlande, Allemagne, Italie, Pologne et Royaume Uni).

Sur ce panel de médias, « l’audience générée par le réseau social a baissé de 9% en moyenne au cours des trois mois ayant suivi le changement d’algorithme », relèvent les auteurs du rapport, tout en tempérant : « la plupart du temps, l’impact est toutefois loin des scénarios apocalyptiques anticipés par certains commentateurs. »

Pour réduire leur dépendance au plus grand réseau social, la plupart des médias interrogés par l’Institut Reuters ont investi d’autres plates-formes, à l’image d’Instagram, Twitter ou Snapchat, mais Facebook reste de loin le premier pourvoyeur de lecteurs. Dans ces conditions, les négociations à venir entre éditeurs de presse et les géants du numérique s’annoncent délicates.

Lydia Agoumath

  Categories:
Voir plus d'articles

A propos de l'auteur

La rédaction
La rédaction

Voir Plus d'Articles
Ecrire un commentaire

0 Commentaire

Aucun commentaires pour l'instant

Vous pouvez être le premier à démarrer une conversation.

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. En outre aucunes données ne seront pas partagées avec d'autres personnes.
Tous les champs sont requis.