Abdelkader Bouazghi: « l’Algérie n’importe plus de viande blanche »

Abdelkader Bouazghi: « l’Algérie n’importe plus de viande blanche »
09 septembre 01:58 2018 Imprimer cet Article

« La filière avicole dominée à 90 % par le secteur privé, a connu en moins  d’une décennie, un bond significatif avec une richesse animale considérable  de 240 millions de poulet de chair et de dinde », s’est félicité le ministre de l’agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazghi,   lors d’une journée d’étude consacré à la filière. La production d’œufs de consommation a connu la même tendance haussière  durant la même période en passant à 6,6 milliards d’unités produites en  2017, contre 3,8 unités en 2009, selon le ministre.  En termes de valeur, la production avicole a connue une hausse  substantielle de 184 % atteignant 155,5 milliards de dinars, contre 54,8  milliards de dinars en 2009.  Le ministre a fait constater que durant les dix dernières années, le  secteur de la volaille a enregistré une croissance de 10,3 % pour les  viandes blanches et 6,2% pour les œufs destinés à la consommation.  Selon le bilan présenté par Abdelkader  Bouazghi, l’aviculture fait vivre des  milliers de ménages dans le pays.

« Cette activité pratiquée au niveau de 1.322 communes à travers le territoire nationale, génère plus de 500.000 postes d’emploi », a-t-il fait  savoir en précisant que le quart de la production, soit 1,6 millions Mqt  provient de quatre wilayas réputées par leur vocation avicole à savoir  Batna, Sétif, Bouira et Médéa.  Selon le premier responsable du secteur agricole, la performance du  secteur de la volaille a permis au pays de réaliser une autosuffisance en  ce produit alimentaire largement consommé.  « L’Algérie n’importe plus de viande blanche depuis 2000 grâce à la  politique du soutien public à cette filière du fait de son rôle stratégique  dans la réalisation de la sécurité alimentaire », a-t-il soutenu.

Pour les intrants avicoles, quoi qu’ils ont enregistrés une diminution  entre 2013 et 2017, le ministre a admis que l’Algérie demeure un pays  importateur d’aliments de volaille notamment le tourteau de soja et le mais, ainsi que les compléments alimentaires, en rappelant les dernières mesures du gouvernement pour la suppression de la TVA et des droits de douanes sur les principales matières premières de l`aliment de bétail pour soutenir les prix.

Il a toutefois, souligné la détermination de l’Algérie de promouvoir la production de l’aliment de bétail pour atténuer la facture des importations en ces produits indispensables à la filière.  Par ailleurs, le ministre a affirmé que cette performance du secteur avicole a permis à l’Algérie d’exporter les œufs et les pattes de poulet et biens d’autres produits avicoles vers plusieurs pays de l’Asie.

Au terme de son discours, le ministre a appelé tous les acteurs de la filière de contribuer à la professionnalisation de cette activité à travers une concertation entre les aviculteurs, les producteurs d’aliment de bétail et les différents  opérateurs économiques.

Rédaction avec APS

 

 

 

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