Mustapha Chérif: « l’Algérie a un rôle pionnier dans la défense des valeurs humaines »

Mustapha Chérif: « l’Algérie a un rôle pionnier dans la défense des valeurs humaines »
08 juin 16:15 2018 Imprimer cet Article

 Le penseur et enseignant chercheur universitaire et ancien ministre,  Mustapha Chérif a mis en avant, mercredi à Alger, le « rôle pionnier » de l’Algérie dans la défense des valeurs humaines dans le cadre du dialogue des civilisations, un rôle puisé de ses principes, de son référent religieux et de sa stratégie mise en place par le président de la République.

Lors d’une conférence qu’il a animée au siège du Conseil de la nation sous le thème « Dialogue des civilisations et relations internationales« , en présence du président du Conseil, Abdelkader Bensalah, de membres du gouvernement et d’un  grand nombre de chercheurs, Mustapha  Chérif a affirmé que l’Algérie « a un rôle pionnier dans la défense des valeurs humaines dans le cadre du dialogue des civilisations », un rôle puisé de « ses principes, de son référent religieux et de sa stratégie, mise en place par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika en vue d’assoir un dialogue des civilisations et de contribuer à la paix mondiale tout en continuant  son combat contre l’extrémisme sous toutes ses formes ». Fustigeant les tenants de la « propagande hostile au rapprochement entre les civilisations », et d’un « certain chaos fondateur » l’ancien ministre de l’enseignement supérieur et diplomate a estimé que ce qui dérange « les adeptes de cette propagande haineuse, c’est que le modèle algérien de dialogue avec l’autre repose sur un principe valable en tout temps et en tout lieu, à savoir le juste milieu qui combat toute forme d’extrémisme ». 

C’est justement ce principe que l’Algérie a appelé à concrétiser à travers son initiative de consécration de la journée du 16 mai « Journée internationale du vivre-ensemble », a-t-il ajouté soulignant que c’est là une nouvelle preuve que « l’Algérie oeuvre à la promotion de l’éthique dans  les relations internationales ». 

Le modèle algérien, a expliqué  Mustapha Chérif, se manifeste par « l’attachement à la politique de la dignité et au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays, l’appel à la paix et à faire prévaloir le dialogue dans le traitement des crises », précisant que l’Algérie« a de tout était à l’avant-garde des défenseurs de l’intérêt général et une Qibla pour les causes justes » .« L’Algérie est un Etat exportateur de paix de par son référent religieux qui prône +l’adhésion à la paix+ et des principes  institués par l’Emir Abdelkader et consacrés dans la Déclaration du 1er Novembre, puis dans la Charte de la paix et de la Réconciliation nationale », a-t-il affirmé.

Aussi, a-t-il estimé, « il est temps » de faire face aux « dérives des puissances de l’Occident qui encourage le choc des civilisations et la mondialisation de l’insécurité, et ce, en faisant prévaloir le dialogue et la lutte contre les idées extrémistes, aussi bien islamophobes que religieuses extrémistes », tout en revendiquant le droit « à une autre modernité »

Affirmant que les conditions à même d’édifier la civilisation consistent en la concrétisation des principes de « la doctrine, du rationnel et de justice« , Mustapha Cherif considère que « le monde vit actuellement la fin de la civilisation, car la modernité n’a pas concrétisé ces principes et n’a produit, depuis 5 siècles, aucune civilisation en raison des dérives historiques ayant consacré le concept d’hégémonie, à travers la naissance du colonialisme, du nazisme, du fascisme…etc ». Pour lui, le monde musulman est actuellement le seul rempart face aux dérives de la modernité et des idéologies en faillite, en ce sens que celle-ci s’acharne à imposer « une laïcité irrationnelle et un libéralisme outrancier » comme seuls critères de civilité, tout en rejetant toute autre forme de création humaine. Face à ce « clash » voulu par des centres de décision adoptant « la politique de deux poids deux mesures« , le conférencier préconise de promouvoir la culture du vivre en paix pour laquelle oeuvre la diplomatie algérienne et de réunir les conditions de la réussite de ce dialogue « à leur tête, sursoir aux prérequis« .

Ayed Fateh

 

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