Le projet de loi relatif à la santé adopté

Le projet de loi relatif à la santé adopté
02 mai 00:59 2018 Imprimer cet Article

Le projet de loi relatif à la santé a été adopté lundi, par la majorité des députés de l’assemblée nationale populaire nationale, lors d’une séance plénière présidée par Saïd Bouhadja, président de l’assemblée, en présence du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui. Ce projet qui avait suscité moult débats et polémiques a ainsi été voté après quelques remaniements. En effet, la commission de la Santé, des Affaires sociales, du Travail et de la Formation professionnelle de l’APN qui l’avait examiné, avait introduit 251 amendements dans le rapport préliminaire et 6 amendements dans le rapport complémentaire.
Au final, 22 amendements sur un total de 73 soumis par les députés ont été approuvés. Intervenant à la fin de cette séance de vote, le ministre de la Santé a tenu à rappeler le principe inaliénable contenu dans la nouvelle loi, qui est celui la gratuité des soins. «Le Président de la République Abdelaziz Bouteflika a tenu à ce que ce soit un principe irréversible», a-t-il dit, précisant que la santé du citoyen restera  «au centre des préoccupations de l’Etat lors de la mise en place de politiques préventives ou cliniques tout en veillant à préserver l’intimité du citoyen qui sera consulté à chaque fois qu’il est question de sa santé», a ajouté le ministre, rappelant, à ce titre, «la poursuite du système de la gratuité des soins, garant de la consécration du droit à la santé pour l’ensemble des citoyens». Abordant le système de contractualisation, le premier responsable du secteur a assuré que cette procédure «ne s’oppose point au principe de la gratuité des soins».

Il a mis en avant, à ce propos, «la détermination de l’Etat à réunir tous les moyens nécessaires à la gestion des établissements de santé» . Il qualifiera le nouveau système de  «nouvelle méthode de financement des établissements sous une forme contractuelle entre les établissements de santé et les organismes bailleurs de fonds à l’image de l’Etat, de la sécurité sociale ou des assurances, et ce suivant des normes d’évaluation des activités et du calcul des charges sanitaires garantissant «une meilleure maîtrise des dépenses et une lutte contre le gaspillage sous toutes ses formes».

S’agissant du service civil, le même responsable a estimé que  «ce dernier est l’un des objectifs principaux du nouveau projet de loi d’autant que ce service contribue à la réduction des différences entre les régions et l’obtention des meilleures prestations sanitaires», affirmant «l’engagement de son secteur à en maintenir le caractère obligatoire et à œuvrer inlassablement pour réunir toutes les conditions nécessaires tant matérielle qu’humaine pour donner à ce service plus d’attractivité, d’efficacité et d’efficience».

Lydia Agoumath

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