Message du président Bouteflika, à l’occasion de la fête des travailleurs (texte intégral)

Message du président Bouteflika, à l’occasion de la fête des travailleurs (texte intégral)
02 mai 02:09 2018 Imprimer cet Article

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé, mardi, un message aux travailleurs algériens à l’occasion du 1er mai,
Fête internationale du travail, dont   voici la traduction du texte intégral:

«Au nom d’Allah Clément et Miséricordieux,  Que les prières et la paix d’Allah soient sur Son Messager,

Mesdames, Messieurs,
Je tiens à adresser, tout d’abord, mes salutations chaleureuses et mes  félicitations fraternelles à l’ensemble des travailleuses et travailleurs, à  l’occasion de notre célébration de la Fête internationale du Travail.
La célébration de la Fête internationale du Travail est une halte  importante pour les travailleurs du monde entier, de par ce qu’elle porte  comme significations et objectifs qui diffèrent en fonction des époques et  des pays.
À l’émergence de cette ère de lutte (ouvrière) dans les pays développés, les travailleurs de l’Algérie souffraient, comme le reste de notre peuple, des affres du colonialisme destructeur et de l’oppression et de l’exploitation des potentialités humaines et matérielles de notre pays au  service de l’économie coloniale.
Aussi, était-il évident de voir les travailleurs algériens, aussi bien en  exil que dans le pays, à l’avant-garde du mouvement national de  revendication de l’indépendance de la patrie, et de voir la classe des  ouvriers au cœur de la Glorieuse révolution de Novembre, la révolution des opprimés pour le recouvrement de tous les droits.
Aujourd’hui, nous célébrons, avec déférence et humilité, la lutte menée par  les travailleurs et travailleuses pour la libération de la patrie. Des travailleurs qui étaient à l’avant-garde de l’épopée de la Glorieuse  Révolution de Novembre et qui ont consenti d’énormes sacrifices et un grand  nombre de martyrs, dont Aïssat Idir est le symbole.

Mesdames, Messieurs,
Au lendemain de l’indépendance, les travailleurs et travailleuses ont été le pilier et le moteur de l’édification de l’État national.
Souvenons-nous de l’ampleur des défis qui se posaient à notre peuple, les deux premières décennies de l’indépendance, lorsque nous avions commencé à poser les fondements de notre Administration nationale, lorsque nous nous préparions à sortir du néant la première fournée de nos usines, mieux encore lorsque nous avions procédé avec audace et conviction, à la nationalisation de nos hydrocarbures.
Il est vrai que l’Algérie a réussi à relever ces défis, grâce à la clairvoyance de sa Direction de l’époque, entièrement composée de nos  moudjahidine, les artisans de la Révolution. Mais, force est de constater  que cette réussite a été aussi le fruit de la mobilisation et de la détermination des travailleurs et travailleuses, particulièrement dans les moments difficiles.
Cette étape a laissé des enseignements fondamentaux, desquels nous devons aujourd’hui puiser le nationalisme et la mobilisation sincère, pour relever toutes sortes de défis.
Les travailleurs ont confirmé encore leur fidélité à ces mêmes valeurs  lorsque le devoir national a appelé à la sauvegarde de la République, de ses acquis et de l’indépendance nationale.
Je saisi cette occasion pour m’incliner à la mémoire des martyrs du devoir national durant la tragédie nationale et leur résistance pour que l’Algérie  demeure débout. Le chahid Abdelhak Benhamouda est l’un des grands symboles de ces valeureux nationalistes, qui ont sacrifié leur vie pour l’Algérie.

Mesdames et Messieurs,
Une fois que l’Algérie s’est rétablie, grâce à la Concorde civile et à la  Réconciliation nationale, nous avons mis à profit cette bénédiction pour  lancer le chantier de la reconstruction nationale, un chantier que nous avons inscrit dans l’esprit de la Déclaration du 1er Novembre 1954 et ses  objectifs consistant en l’édification d’un État démocratique à dimension  sociale conforme aux principes islamiques. Un État dont la devise est  fierté et dignité pour tous les Algériens et Algériennes.
Nul ne peut, aussi ingrat et aussi injuste soit-il, nier les réalisations  de l’Algérie, ces deux dernières décennies, dans tous les domaines du  développement et de réformes.
Au plan politique, la consolidation de notre système démocratique  pluraliste et la promotion des droits et libertés ont été couronnées par  l’amendement constitutionnel de 2016. Dans le domaine social, l’Algérie a rattrapé les retards cumulés du fait  des crises multiformes. Ainsi, nous avons réalisé des millions de logements et avons  considérablement réduit le chômage, qui est loin aujourd’hui de son taux alarmant du début de ce siècle, et nous continuons nos efforts pour l’amélioration de ces résultats.
L’Algérie a progressé également dans le domaine de l’éducation et de  l’enseignement, ainsi qu’en matière de prestations sociales, d’amélioration du niveau de vie de la population et de renforcement de sa classe moyenne.
Dans le domaine économique, notre pays a enregistré, au cours des deux dernières décennies, un saut qualitatif dans le perfectionnement de nos capacités agricoles, la création de centaines de milliers de moyennes entreprises et la consolidation de nos infrastructures de base. De même que  le revenu global du pays a augmenté et la croissance économique est en  constante évolution, même si son taux demeure insuffisant.
Le mérite de toutes les réalisations accomplies par l’Algérie, ces dernières années, revient en premier lieu à nos travailleurs et  travailleuses dans les chantiers, les fermes et les bureaux, et dans l’ensemble des sites de construction et d’édification.
Hommage, encore une fois, à toutes les travailleuses et travailleurs de  l’Algérie pour leur effort et participation à l’édification économique et  le développement de notre jeune pays par rapport à d’autres pays émergents.
Nous devons également souligner les résultats du progrès économique et  social  atteint par l’Algérie, tout au long de ces dernières années, et leur répartition au profit de la société partant de notre attachement au  caractère social de l’État.
Outre la création de postes d’emploi et l’amélioration des conditions de  vie en matière de logement, d’enseignement et de prise en charge sanitaire, l’État veille à apporter un grand soutien aux prix d’un nombre important de besoins de première nécessité et de prestations sociales, un soutien représentant dans ses différentes formes plus de 30 milliards de dollars annuellement.

Mesdames et Messieurs.
Le processus d’édification nationale, que nous avons enclenché après le rétablissement de la paix et de la sécurité, est confronté, depuis quelques années, aux effets des fluctuations de l’économie mondiale et de la chute des prix du pétrole. Des répercussions qui induisent une baisse des capacités financières de l’État et qui nous interpellent quant à notre dépendance excessive, à ce jour, aux hydrocarbures.
J’ai tenu, face à cette situation, à ce que notre processus de développement ne soit pas arrêté ou remis en cause, et veillé au maintien  des principes de notre politique sociale.
En dépit de ces difficultés, l’État poursuit la dépense dans les domaines  social et culturel, la réalisation des infrastructures de base et des logements, et l’encouragement de l’investissement par des avantages importants au dépend des revenus du Trésor public. À ce titre, notre conviction est grande en nos potentialités économiques qui requièrent de nous davantage de réformes, de rationalisation de nos méthodes et de mobilisation de nos capacités. Quant aux réformes, nous nous attelons à la concrétisation d’un ambitieux  programme cautionné par le peuple dans ce domaine.
Les difficultés financières actuelles de l’Etat sont devenues un facteur  incitant à davantage de bonne gouvernance et de rationalisation des  dépenses publiques, et j’y veillerai personnellement. À nous de faire émerger le large potentiel économique de notre pays dans tous les domaines afin de renforcer les conditions de vie de notre peuple, donner à notre pays le droit aux échanges économiques internationaux, et réduire la dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures. Face à tous ces défis, l’Algérie dispose d’un cadre tripartite de dialogue et de complémentarité des efforts entre l’État, les travailleurs et le  patronat. Un cadre qui s’est cristallisé à travers la charte de partenariat économique et sociale. Une charte dont les avantages ont été salués par les instances internationales du monde de travail, appelant à en faire un modèle pour les autres pays.  Aujourd’hui, et à l’occasion de la célébration de la Journée internationale du Travail, j’exhorte les signataires du Pacte économique et social à un  sursaut pour travailler ensemble au service de l’Algérie et de la  prospérité de son peuple.
J’appelle ici le Gouvernement à continuer à associer ses partenaires économiques et sociaux à la mise en œuvre de leur pacte commun, à la  promotion des réformes et à la relance du développement économique et  social.
J’appelle également le partenaire économique à davantage de mobilisation,  étant donné que l’entreprise économique est le levier essentiel de l’économie et l’instrument par excellence pour améliorer la qualité, gagner la compétitivité et ouvrir à notre produit économique les marchés  internationaux.
Je m’adresse aux travailleurs et travailleuses les appelant à plus de mobilisation pour parfaire la performance et remporter la bataille du  développement dans le contexte d’une impitoyable concurrence mondiale.
Nos travailleurs et travailleuses peuvent s’enorgueillir des résultats  réalisés en termes de développement du pays, et ils sont en droit d’aspirer  à davantage d’acquis sociaux.
J’appelle les partenaires du Pacte économique et social de croissance à faire prévaloir le dialogue sérieux et constructif afin de surmonter tous les conflits dans le cadre de la loi, en tenant compte de la difficulté de la conjoncture financière que traverse le pays, une difficulté qui touche également à de nombreuses entreprises économiques.
J’invite la Tripartite à mettre à profit ce dialogue pour la promotion de l’intégration et de l’efficacité au service la continuité de notre processus national d’édification de l’Algérie de la fierté et de la  dignité, une Algérie qui viendra, par l’aide du Tout-Puissant, à bout de ses difficultés financières actuelles, une Algérie qui continuera à améliorer les conditions de vie de tous ses citoyens, sans exclusion aucune, une Algérie qui demeurera fidèle au caractère social de notre État.
J’aimerais en fin réitérer mes félicitations à mes frères et soeurs Travailleurs, à l’occasion de leur fête, leur souhaitant la réussite dans leur vie et la prospérité et la stabilité à notre chère patrie.»

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