Selon une étude, les couche-tard risquent de mourir plus jeunes que les autres

Selon une étude, les couche-tard risquent de mourir plus jeunes que les autres
13 avril 00:08 2018 Imprimer cet Article

Ceux qui aiment vivre quand les autres dorment devraient regarder d’un peu plus près l’étude de l’Université britannique de Surrey. Réalisée à partir d’une base de données publique, elle est parue jeudi dans le journal spécialisée Chronobiolgy international.

Cette étude indique que les « oiseaux de nuit », ceux qui se couchent tard et ont du mal à émerger du lit le matin, ont un risque de mortalité plus élevé que les couche-tôt qui aiment se lever avec le soleil. L’étude, qui a porté sur près d’un demi-million d’habitants du Royaume-Uni âgés de 38 à 73 ans, démontre que les couche-tard ont un risque de décès, de toutes causes, de 10% plus élevé que les couche-tôt.

Plusieurs études avaient démontré que les couche-tard avaient un taux de maladies cardiovasculaires et de pathologies métaboliques plus élevé, mais celle-ci pousse les résultats plus loin, car elle explore le risque de mortalité. Que dit-elle alors ? Les participants à cette étude se sont tout d’abord définis soit comme « personne du matin » (27%), « Plus du matin que du soir (35%) », plus du soir que du matin (28%), ou « vraiment une personne du soir »(9%). Un peu plus de 10 500 décès au total, dont 2127 de couche-tard, ont été relevés sur la période de six ans et demi.

El les médecins de tirer la sonnette d’alarme : « C’est un problème de santé publique qui ne peut plus être ignoré », estime Malcolm von Schantz, professeur de chronobiologie à l’université de Surrey. Selon lui, les couche- tard devraient pouvoir bénéficier d’une plus grande flexibilité d’horaires de travail pour commencer et finir plus tard. « Les noctambules qui tentent de vivre dans un monde du matin peuvent en subir les conséquences sur leur santé », renchérit Kristen Knutson, co-auteure de l’article. Selon elle, les couche-tard pourraient avoir « une horloge biologique interne qui correspond à leur environnement externe ». Cette étude montre que les « oiseaux de nuit », risquent de mourir plus jeunes, ils doivent changer de mode de vie.

Lydia Agoumath

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