Comment éviter la survenue d’un nouvel AVC qui endommagerait le cerveau

Comment éviter la survenue d’un nouvel AVC qui endommagerait le cerveau
12 février 01:49 2018 Imprimer cet Article

Moins visible que les séquelles physiques comme l’hémiplégie, le déclin cognitif après un accident vasculaire cérébral (AVC) est bien réel. « La moitié des personnes ayant fait un AVC vont conserver des troubles cognitifs plus ou moins importants », souligne le professeur Olivier Godefroy, neurologue au CHU d’Amiens (France). « Après un premier AVC, 10% des personnes vont développer une démence et elles seront 30% après un deuxième AVC », surenchérit le professeur Charlotte Cordonnier, neurologue au CHU de Lille.

Dans la majorité des cas, la démence ne va pas apparaître immédiatement dans les suites de l’attaque cérébrale. Elle va  s’installer progressivement. « Il est donc important de surveiller les séquelles comme les troubles de la concentration, les troubles de la mémoire qui s’installent, les troubles de l’humeur », souligne le professeur Charlotte Cordonnier.

Deux processus sont en cause. Dans le premier cas, l’attaque cérébrale va accélérer la survenue des signes cliniques d’une maladie d’Alzheimer, déjà présente jusque-là silencieuse. Second cas de figure : le cerveau n’est pas atteint par la maladie d’Alzheimer. La survenue de démences purement vasculaires va alors dépendre de la localisation de l’AVC et l’importance de volume de tissus détruits.

Déjà connue pour retarder la survenue des signes cliniques de la maladie d’Alzheimer, la réserve cérébrale apparaît comme essentielle pour lutter contre toutes les démences. Pour stimuler les neurones, il est conseillé de varier les plaisirs. Lire, découvrir l’informatique, se mettre à l’anglais, jardiner mais aussi participer à des clubs, des associations…

Mais « muscler » ses méninges n’est pas suffisant. Il faut à tout prix éviter la survenue d’un nouvel AVC qui endommagerait un peu plus le cerveau. Or, après un premier AVC le risque de récidive se situe entre 30% et 50% dans les cinq ans qui suivent. Il s’agit donc de garder le cerveau en bonne santé. Comment ? En prenant soin de ses vaisseaux. Pour cela, comme le rappelle le professeur Charlotte Cordonnier, il faut une activité physique régulière, un contrôle strict de sa tension artérielle ou encore équilibrer son diabète. L’alimentation joue également un rôle protecteur. Légumes verts, fruits, poisson gras et huile d’olive demeurent les meilleurs alliés du cerveau.

Lydia Agoumath

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