Montage de véhicules: le gouvernement souffle le chaud et le froid

Montage de véhicules: le gouvernement souffle le chaud et le froid
07 février 02:29 2018 Imprimer cet Article

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia,  qui, avait déclaré qu’il n’est pas question de revoir la liste des « sélectionnés » pour l’assemblage de véhicules, vient de revoir sa copie en passant de dix concessionnaires (cinq pour le lourd et cinq pour le léger) à quarante, un véritable coup de théâtre. La tentative du chef de l’exécutif de verrouiller ce secteur n’a pas pris, il se dégage une odeur de « serrage de vis foiré » .

Le ministère de l’industrie et des mines a décidé d’accorder un pré-agrément à 40 concessionnaires sur la soixantaine qui ont déposé leurs dossiers pour lancer une usine d’assemblage de véhicules en Algérie.

Le point positif, est le rétablissement dans ses droits de Global Group, qui est déjà en phase d’assemblage de voitures de la prestigieuse marque sud-coréenne Kia, et  qui a été injustement lésé lors de l’établissement de la première liste, surtout qu’il dispose d’une usine qui répond à toutes les exigences du cahier de charges.

Dans la liste des « 40 », on retrouve  l’usine Peugeot Algérie qui  a reçu son agrément, ainsi que  la marque Suzuki  qui a aussi obtenu son agrément pour le montage de véhicules.

La surprise de cette nouvelle liste est le retour du géant américain Ford qui lancera son usine, mais avec un autre partenaire que le groupe Achaibou. Il y aura également l’usine de montage automobile de l’Eurl GM Trade appartenant au Groupe Mazouz, qui assemblera à Sétif des voitures de la marque chinoise Chery ainsi que des bus et des camions des marques Higer et Shacman. Il est aussi question du retour du géant italien Fiat avec une importante usine de montage de véhicules.

Ce retour à la case départ n’a pas encore livré tous ses secrets, de nombreux spécialistes sont monté au créneau pour avertir sur les risques qui pèsent sur l’industrie nationale de l’automobile naissante, dans le cas où  certains concessionnaires « transforment cette industrie prometteuse en moyen d’importation déguisé », et pourtant, le premier ministre, Ahmed Ouyahia avait déclaré d’un ton ferme que l’Algérie ne peut aller au-delà de 10 usines d’assemblage de véhicules « il n’est pas question de refaire avec l’assemblage de véhicules, l’histoire des minoteries », avait indiqué le chef de l’exécutif…

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