Agriculture: Abdelkader Bouazghi décline sa feuille de route

Agriculture: Abdelkader Bouazghi décline sa feuille de route
10 juillet 01:52 2017 Imprimer cet Article

L’agriculture est l’un des plus important leviers de croissance en Algérie. Le gouvernement Tebboune ambitionne de faire de ce secteur stratégique, le coeur battant de sa politique économique. L’agriculture, qui est une composante majeure du tissu social, doit   jouer un rôle économique de premier plan  dans notre pays .
A cet effet, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi, a plaidé pour une nouvelle feuille de route qui soit basée sur le consentement de tous les efforts dans le but de  produire mieux pour assurer la sécurité alimentaire du pays tout en préservant nos ressources naturelles et en garantissant un revenu à nos agriculteurs.
«Il est grand temps d’avoir une nouvelle politique agricole pour assurer notre sécurité alimentaire et même passé à l’exportation», a-t-il précisé, ajoutant que cette feuille de route doit être mise en exécution du Plan d’action du gouvernement qui opte pour la valorisation maximale des   potentialités agricoles tous types confondus, forestières et halieutiques visant à contribuer  efficacement au développement de l’économie nationale.
Exposant les priorités de cette feuille de route, M. Bouazghi a évoqué l’augmentation de la Superficie agricole utile (SAU) et des superficies irriguées pour atteindre deux millions ha (contre 1,2 million ha actuellement), la valorisation des potentialités forestières et marines, la mobilisation du maximum de compétences nationales en vue d’améliorer la productivité, notamment dans les filières de base tels les céréales et le lait dont le pays est grand importateur.
Outre l’objectif d’amélioration de la sécurité alimentaire et de la création d’emplois, le secteur est aussi appelé à contribuer à la réduction des importations
Abdelkader Bouazghi, qui a présidé, hier, au siège du ministère, la cérémonie d’ouverture des travaux de la réunion des cadres du secteur, a mis l’accent sur le fait qu’il est «nécessaire» et même «urgent» de définir un nouveau modèle de développement pour notre agriculture et notre monde rural, répondant aux attentes non seulement des producteurs, mais aussi de l’ensemble des citoyens.
Ce modèle viendra par le biais des concertations et des discutions avec tous les parties du secteur pour l’application de cette  feuille de route qui porte sur un programme à moyen terme en se basant sur les orientations du Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune.
«Les impératifs de l’économie nationale nous imposent une lourde responsabilité et exigent beaucoup de sacrifices. En plus du défi de la sécurité alimentaire, notre secteur est désormais appelé à jouer pleinement son rôle de levier du décollage économique du pays», a-t-il indiqué. Quant au mode opératoire retenu par le nouveau plan du gouvernement, adopté fin juin par le Parlement, il porte sur «une exploitation efficiente des ressources et une valorisation maximale des potentialités existantes», a poursuivi le ministre.
La rencontre, était également, une occasion pour dresser un état des lieux du secteur notamment pour donner des orientations et des directives aux cadres, chacun dans son domaine respectif, pour mieux propulser la cadence de son développement.
Le ministre a fait montre de sa ténacité à booster le secteur agricole pour assurer la sécurité alimentaire. Et pour cause : le ministre a estimé que le développement du secteur agricole est une nécessité vitale pour faire face à la crise économique. «Nous sommes face à une nouvelle situation, qui nécessite des ajustements et des correctifs sur le plan économique». Et à l’adresse des investisseurs opérant dans les secteurs agricoles, de la pêche et de l’agroalimentaire, il dira : «je vous invite à fournir plus d’efforts et à vous rapprocher de nos services». Services, qui vont désormais, engager le ministre, à «lever toutes les contraintes et embûches».
Ainsi, le ministre traduit bien la volonté du gouvernement qui mise, désormais, sur des investissements privés massifs pour accélérer la croissance du secteur agricole. D’après ses dires, il est clair que pour réhabiliter le rôle de l’agriculture et l’intégrer dans l’économie nationale, il faut chercher des accélérateurs de croissance. Auparavant, l’accélérateur de croissance est le soutien de l’Etat, mais aujourd’hui, ce soutien n’est plus suffisant. Il faut désormais un investissement privé massif qui va jouer le rôle de locomotive qui permettra de faire un saut significatif en matière d’augmentation de la production et, par ricochet, réduire la facture des importations alimentaires de 30% et le doublement des exportations agricoles estimées actuellement à près de 700 millions de dollars.

Le ministre a invité en outre son auditoire à s’intéresser à une autre branche de son secteur : les forêts. «Il faut se tourner vers les espaces forestiers pour la production de sous-produits tels que le caroubier, la figue de Barbarie, etc.». Le ministre n’ignore pas que ces produits étaient naguère exportés en quantité par le port de Bejaia.

Zahir.A

 

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